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Josef Ackermann, cela vous rappelle quelqu’un? Ce monsieur, tout-puissant président de la Deutsche Bank avait déjà retenu l’attention quand il considérait des millions comme „peanuts“.

Le revoilà qui récidive en estimant que la présence d’une femme au sein de son conseil d’administration rendrait cette instance „plus colorée et plus belle“. Le compliment est vache, bête et méchant. Mais laissons ce Josef à ses vulgarités.

Logo" class="infobox_img" />Danièle Fonck
[email protected]

Oui, l’Union européenne s’est trouvée un nouveau sujet à règlementation, elle qui n’aime rien tant que de normaliser la gent humaine, à cadrer ses espaces de liberté, à créer une société incolore, insipide et inodore obsédée par des réflexes sécuritaires et des lois la rendant immortelle. Une folie technocratique que rien ne semble ébranler ni pouvoir stopper.

Comment, dans ce contexte ambiant, ne pas vouloir légiférer sur l’accès des femmes au monde professionnel? Femmes quotas, stéréotypées, acceptées sur la base de notre sexe et non pas de nos talents, intelligences, savoir-faire, volonté, choix et courage. Cheffe parce que femme et non pas chef et femme! Sacré progrès et sacrée insulte…

Est-ce que les femmes reporters, de plus en plus nombreuses sur les terrains de guerre, y sont parce qu’elles sont femmes ou parce qu’elles sont d’excellentes journalistes? La magistrature appliquerait-elle les textes plus équitablement parce qu’il y a des femmes juges? Une femme médecin soignerait-elle mieux?

Il y a simplement des sensibilités différentes, des qualités qui se complètent et des défauts de part et d’autre.

Affaire de bon sens et de volonté

Non seulement on a du mal à comprendre pourquoi un Etat et a fortiori une institution supranationale imposerait aux entreprises privées des règles à l’embauche type „tant de femmes, tant de blondes, tant de rouquines, tant de ceci et tant de cela“. La seule contrainte qui puisse exister est la suivante: à qualités égales, chances égales et salaires égaux. Et dans ce dernier domaine, on est effectivement loin du compte.

Que les Etats donnent donc l’exemple dans leurs administrations et nous fassent la grâce de ne pas appliquer le concept du politiquement correct à leurs gouvernements…

Mais qu’on ne nous explique pas qu’une entreprise prendrait des décisions plus sages simplement parce que 50% du conseil d’administration seraient des femmes.

Le meilleur service que l’on puisse rendre aux femmes, ce n’est pas l’instauration de quotas. C’est en revanche l’éducation des enfants dès leur plus bas âge au respect de l’élément féminin, puis la possibilité pour toute fille d’accéder à la meilleure éducation possible. Le reste découlera de source.

Une entreprise qui veut réussir est celle qui sait faire éclore les plus beaux talents. Or, le talent n’a pas de sexe. Il s’agit donc d’une question de clairvoyance et de volonté.
Prenons, une fois n’est pas coutume, le groupe Editpress. Partout, on y trouve des femmes à des postes de responsabilité: à l’administration, aux finances, dans les rédactions en chef, dans les services commerciaux et dans la direction générale (elles y sont au nombre de deux). Elles y sont, parce qu’un conseil d’administration quasi exclusivement masculin l’a accepté sans hésiter, parce que la direction générale a trouvé cela évident et parce que les personnes en question ont fait le choix d’assumer – et ce n’est pas rien – des responsabilités au plus haut niveau et qu’elles les assument avec volontarisme, endurance et force de travail. Leurs pires ennemis? Quelques machos inguérissables et quelques frustrés externes qui préfèrent la gadoue à la violette.

Femme quota? Non, merci. Pas plus que femme burqa.