Lorsqu’elle arrive à Saint-Étienne au lendemain de la chute de l’URSS, la petite Polina ne sait pas encore qu’elle s’apprête à muer pour devenir Pauline. Son père fera franciser son prénom pour la „protéger“, tout comme sa mère à lui l’avait protégé jadis en troquant son prénom juif pour un prénom russe.
Vingt ans plus tard, la jeune femme qui se rend au tribunal de Bobigny pour plaider sa cause – renoncer au prénom offert par la République et récupérer celui qu’elle a reçu à la naissance – se heurte à la perplexité générale, incarnée par la voix de la procureure: „Vous savez bien, madame, que si votre nom a été francisé, c’est pour faciliter votre intégration dans la société française.“
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