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FranceRude retour aux réalités parisiennes pour la maire Anne Hidalgo

France / Rude retour aux réalités parisiennes pour la maire Anne Hidalgo
Après un cuisant échec aux présidentielles, Anne Hidalgo est retournée dans ses fonctions de maire de Paris Photo: AFP/Christophe Archambault

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Cette semaine est marquée, sur le front de la politique parisienne proprement dite, par le retour dans ses fonctions de maire de la capitale de la candidate du PS à l’élection présidentielle, Anne Hidalgo. Un retour évidemment compliqué par l’extrême modestie de son score national – 1,7% des suffrages – et, sans doute pire encore, par celui qu’elle a obtenu à Paris même: à peine 2,15%.

Dès la première séance du conseil, l’opposition de droite s’est fait un plaisir d’ironiser sur ce qui apparaît en effet comme un clair désaveu, deux ans tout juste après la réélection de Mme Hidalgo à la tête d’une vaste coalition qui lui avait alors permis de s’assurer à nouveau d’une majorité municipale. Cette opposition a été conduite, comme pour le dernier scrutin parisien, par l’ancienne ministre sarkoziste Rachida Dati. Celle-ci a notamment déclaré: „Le constat est unanime, Paris vous ennuie, les Parisiens vous ennuient. Votre présence parmi nous est aussi anecdotique, cette dernière année, que votre score à la présidentielle d’1,7 %. Oui, n’est-ce pas, ça fait mal!“

Mme Hidalgo ne pouvait guère s’attendre, il est vrai, à faire son retour à la tête de la capitale sous les bravos. D’autant qu’elle s’est aussi, depuis l’élection, brouillée avec son propre parti socialiste, et plus particulièrement son premier secrétaire, Olivier Faure, à qui elle ne pardonne pas d’être allé s’inféoder à Jean-Luc Mélenchon pour les législatives prochaines, et qu’elle s’est juré de mettre en minorité au congrès du PS à la rentrée.

La douche froide n’en a pas moins été sévère. Mais il n’y aurait pas encore grand mal pour la maire de Paris si, en cette rentrée, ne circulaient dans différents milieux de la capitale, et non pas seulement à droite, des bilans particulièrement critiques de son action de Mme Hidalgo depuis qu’en 2014 elle a succédé à Bertrand Delanoë, lui aussi socialiste, mais qui disposait d’une assise sensiblement plus large.

Trop de travaux … et de dettes ?

Les griefs les plus nombreux adressés par les Parisiens à Mme Hidalgo portent sur le bouleversement constant de la géographie de leur capitale, hérissés de chantiers souvent interminables, à la finalité difficile à comprendre, et qui ont pour effet d’aggraver les embouteillages et donc la pollution, le bruit, voire l’insécurité routière tant il est difficile pour les automobilistes et les cyclistes de se repérer parmi les marquages successifs et contradictoires des chaussées, l’inversion des sens uniques et la prolifération d’interdits en tous genres.

Accessoirement, ces travaux ont plongé depuis des années les finances de la capitale dans un endettement catastrophique, actuellement de l’ordre de 7,5 milliards d’euros. S’ajoutant à une saleté croissante qui provoque la prolifération des rats dans le métro, les jardins publics et les rues, cette dégradation des conditions de vie suscite désormais, chaque année, le départ vers la proche province de quelque 30.000 Parisiens – autant d’électeurs sur lesquels Mme Hidalgo ne pouvait certes plus guère compter …

Les socialistes les plus indulgents font valoir que la maire est prisonnière de sa majorité municipale (composée, soit dit en passant, du même éventail de partis que l’alliance dirigée par Jean-Luc Mélenchon et que Mme Hidalgo voue aux gémonies). En particulier de Verts dont elle-même a dit naguère qu’ils avaient „un problème avec la République“. Mais elle-même pourrait bien finir, si aucune correction de trajectoire n’est opérée, par en avoir un sérieux avec les Parisiens – et pas seulement avec Mme Dati.