Par Bernard Brigouleix et Philippe Hammelmann
La mort, samedi, du chef français Paul Bocuse, qui allait avoir 92 ans, a suscité un vif émoi dans l’univers gastronomique mondial, où sa réputation était d’autant plus solidement installée qu’il avait développé tout un ensemble de succursales apparaissant comme des ambassades de la gastronomie française.
Chef, „Monsieur Paul“, comme on surnommait Bocuse dans le milieu avec un mélange de respect et d’affection, l’était à tous égards. D’abord, à l’évidence, par son talent aux fourneaux, qui lui valut un parcours exemplaire. Il est vrai qu’il avait de qui tenir, puisqu’il était issu d’une longue lignée de cuisiniers remontant, dit-on, au 17e siècle … Mais avant de faire ses débuts professionnels, il s’engage, à 18 ans, dans les Forces françaises libres de De Gaulle; blessé dans les combats pour la libération de l’Alsace, il recevra la croix de guerre 1939-1945.
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