Face aux défaites électorales successives partout en Europe, la social-démocratie semble en déroute. A quelques exceptions près, les partis socialistes ne représentent plus que l’ombre d’eux-mêmes, voici la thèse d’un jeune du parti.
Par Fabio Spirinelli
Le LSAP n’y fait pas exception: alors qu’il était jadis un parti qui pouvait se mesurer avec son plus grand opposant, le CSV, il est loin des 20 sièges et plus qu’il pouvait décrocher il y a quelques décennies. Certes, le contexte politique a changé, la gauche est aujourd’hui divisée en plusieurs partis; d’autres partis, pas clairement situables sur l’échiquier politique, s’y sont ajoutés, puisant dans une base électorale qui, jadis, aurait opté pour la social-démocratie.
"avec l’affaiblissement continu de l’intervention étatique, le cadre légal et politique a perdu de sa capacité d’endiguer les caprices de la nature humaine." Exactement.Cette réalité a été constatée par Jean Ziegler il y vingt ans. "Un État qui ne prend plus ses responsabilités et qui laisse main libre à la mondialisation et ceci aux dépens des citoyens qui doivent gagner leur pain chaque jour par un travail qui n'est pas sûr,est un État qui a échoué." Les vagues de migrants qui immergent l'Europe y ajoutent largement. Il est donc facile pour des créatures comme Trump ou Bolsonaro etc. de remporter des victoires.Ils sont élus par des gens qui ont peur de l'avenir.
Question rhétorique: à qui la faute? Sûrement pas aux électeurs/trices!