Le film s’articule sur deux sujets fondamentaux de l’existence humaine: la vieillesse et le deuil périnatal. Edmond, âgé de 85 ans et interprété par Michel Bouquet, se voit confronté aux limites imposées par son corps. Il se trouve face au conflit de ne pas pouvoir vivre seul, mais de ne pas supporter non plus l’idée d’être déraciné et de vivre dans une maison de retraite.
Rose (Florence Loiret-Caille), une jeune infirmière de 34 ans, se rend chez lui pour le soigner. Une complicité se développe entre le vieil homme et la jeune femme, qui vient de perdre son bébé au huitième mois de grossesse.
Ce qui fascine les deux réalisatrices est l’interaction des deux thèmes: un vieil homme dont on n’attend plus que sa mort et qui rejette toute sorte d’aide, est capable de transmettre à une jeune mère en souffrance de l’espoir et de déclencher ainsi la renaissance de cette jeune femme. C’est ce paradoxe de l’homme en fin de vie apportant la vie qui donne au film sa complexité.
Les personnages sont nuancés parce que confrontés à des sentiments multiples. Rien n’est tout noir ou tout blanc. Le point fort du film sera sans doute son courage d’aborder des sujets tabous en se focalisant sur les liens entre êtres humains.
Un film prometteur.
| Interview avec les réalisatrices
Les deux réalisatrices de Lausanne Véronique Reymond et Stéphanie Chuat ne collaborent pas seulement pour la Tageblatt: Comment avez-vous réalisé l’écriture commune du scénario? „T“: Comment avez-vous trouvé l’idée du film? „T“: Et par rapport à l’idée du deuil périnatal? „T“: Pourquoi avez-vous mis l’accent sur la relation entre ce vieil homme Edmond et Rose, la jeune femme qui vient de perdre son bébé et non sur la relation du couple? „T“: Comment se passe le travail actuel avec les acteurs? |
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