„Quand je me réveille, les premières choses que je vois autour de moi sont des objets, et je veux savoir pourquoi ils sont tels qu’ils sont, qu’ils présentent telle forme, ont telle couleur.“ C’est à travers les objets que l’artiste plasticienne Hisae Ikenaga pense le monde et le donne en retour à penser. On peut faire dire beaucoup de choses aux objets, tant ils sont au centre de nos vies et que s’y concentre un faisceau d’intentions diverses, qui permettent autant de parler de leur fabricant, de leur designer ou de l’acheteur, comme de leur forme, de leur fonction ou des valeurs qu’ils véhiculent. Une condition préalable est toutefois de prendre le temps, de rompre avec une vision purement utilitariste, de réussir à s’extraire des automatismes pour s’intéresser à ces outils qui saturent notre monde. L’attention aux objets, chez Hisae Ikenaga, relèverait presque de l’hygiène de vie. „En général, dans la vie, il serait bon de prendre notre temps, et de réfléchir aux choses, aux comportements, aux événements qui nous surviennent, aux relations avec les gens, à la nourriture“, dit-elle.
Depuis une semaine, Hisae Ikenaga poursuit ses recherches dans les ateliers flambant neufs du Bridderhaus. Invitée pour une résidence de deux mois jusqu’à la fin juillet, elle commence à réfléchir aux pièces qu’elle va produire pour une exposition que la Konschthal lui dédiera au printemps prochain. Elle poursuit sa recherche sur les oppositions entre le viscéral et l’industriel, le chaud et organique de la céramique d’un côté et le froid de l’inox de l’autre. Elle devrait passer à une plus grande échelle et pense s’essayer à des productions viscérales de plus grande ampleur en recourant à des procédés industriels.
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