Le LuxFilmFest s’attache à coller à son époque, à programmer un cinéma pluriel et diversifié, à n’éviter aucun des débats contemporains avec ce naturel qui en fait l’un des 25 festivals les plus cools du monde. Dans le cadre des „Industries Days“, en collaboration avec le CNA, il a invité le sociologue Eric Fassin à tenir une conférence, à l’attention des professionnels du secteur, sur les contraintes et les opportunités que pose l’appropriation culturelle. „La question de l’appropriation culturelle arrive de manière assez frontale dans l’industrie“, explique le directeur artistique du LuxFilmFest, Alexis Juncosa. „Nous voulions préparer les gens à ces questions, parce que la notion d’appropriation culturelle est un terme valise qui avait besoin d’être clarifié.“
Le LuxFilmFest est soucieux de ne pas s’y faire prendre. „L’appropriation culturelle est un sujet fondamental, tant il est important de respecter les populations fragilisées ou les minorités dans ce qu’est leur identité, au même titre que nous avons été et sommes soucieux de questionner la balance des genres, ce qui était un débat il y a quelques années et qui ne l’est plus. On doit anticiper les questions de demain et éviter les contenus qui pourraient être problématiques.“ Il est déjà arrivé au festival de ne pas prendre des films parce qu’ils relevaient de cette problématique. Et s’il devait être rattrapé par une polémique après programmation, une remise en question s’ensuivrait. „On n’est pas à l’abri de faire des erreurs“, admet Alexis Juncosa. „On serait en pareil cas très soucieux d’écouter et de corriger le tir.“
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