Pris dans les mouvements artistiques de la Vienne du début du XXe siècle, aux côtés de Klimt, Kokoschka est avant tout un expressionniste. Plus qu’un mouvement, il s’agit d’un état d’esprit. „Je suis expressionniste parce que je ne sais pas faire autre chose qu’exprimer la vie“, déclare-t-il. Ce mot, expressionnisme, s’impose à partir de 1911. Les artistes qui y adhèrent explorent tous les domaines de la création. Rappelons que Kokoschka est également poète, écrivain, essayiste et dramaturge. Ces artistes s’opposent à la prédominance d’un modèle esthétique que la France, depuis l’impressionnisme, a imposé.
Les premières toiles de Kokoschka choquent le public et la critique par leur aspect sauvage. L’expressionnisme est également une réaction esthétique et morale, la reconnaissance d’un contexte culturel particulier. Il s’agit d’une libération à l’égard du réel, ce dont joueront les fauves. Kokoschka ne renonce pas à la figuration – il influencera Egon Schiele – mais la déforme pour accroître son pouvoir expressif. Portraitiste hors pair, on le qualifiera de clairvoyant, comme s’il percevait, outre la psychologie de ses sujets, leur destinée.
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