Il n’est pas banal de circuler dans une exposition dont les œuvres sont pour la plupart médiocres, sans originalité ou des copies sans mérite. Avec „Peindre au XVIIIe siècle au Luxembourg“, le Nationalmusée um Fëschmaart (MNAHA) le fait sans hésiter. Cela tient au caractère hybride d’une exposition qui se situe „au croisement de l’art, de l’histoire et de l’histoire de l’art“, comme le formule le directeur des lieux, Michel Polfer. Elle est le prolongement d’un travail de thèse mené par le jeune docteur en histoire, Henri Carême, sur un sujet encore en friche: la peinture au Duché de Luxembourg au XVIIIe siècle.
L’exposition n’en est en fait qu’un éclat d’un dense travail de recherche. Il ne lui rend certainement pas justice, mais les plus curieux pourront se jeter sans hésitation sur la partie centrale de la thèse (obtenue cette année avec succès à l’université catholique de Louvain) que le MNAHA a préféré publier (chez Silvana Editioriale), plutôt que de présenter un catalogue d’exposition forcément moins complet. L’ouvrage est un travail d’identification des peintres, de leurs origines sociales, de leur formation, de leurs conditions d’exercice et du contenu de leurs œuvres. Il met à jour les informations déjà connues et en apporte surtout de nombreuses autres, explorant des archives et des thématiques négligées jusque-là.
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