Il y avait au début des années 80 deux cents endroits où tomber amoureux d’une piscine Tournesol et de ses promesses colorées de modernité. Pour Solène Vincens, ça s’est passé, enfant, au sud de Toulouse, dans une piscine fraîchement installée, au pied de grands ensembles. Elle s’y rendait avec son école. Elle y passait ses journées d’été en famille. La piscine ronde à la coupole ouvrable ouvrait sur un espace vert sur lequel les familles pique-niquaient au soleil.
Mais pour que l’amour se transforme en passion, il lui a fallu une trentaine d’années plus tard faire une balade sur les hauteurs de Larochette et tomber nez à nez avec une réplique de la piscine de son enfance, avec le même carrelage et avec les mêmes hublots. C’était en 2015. Elle vivait alors depuis une dizaine d’années au Luxembourg. Elle a voulu comprendre pourquoi deux piscines similaires avaient pu être construites à mille kilomètres de distance. Elle a découvert le nom Tournesol, son année de construction 1969 et l’identité de son architecte, Bernard Schoeller. Ce fut le début d’une véritable odyssée.
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