Interroger les images, leur statut, questionner leur prolifération, les déconstruire, revenir à des gestes pauvres, dont elles gardent trace, tels sont, entre autres, les objectifs de ce mouvement. Ces images ont également servi de socle et d’émulation à l’art conceptuel, la performance et le Land Art.
Outre le fait d’interroger le statut de la photo depuis son origine, oscillant entre art et documentaire, l’Arte Povera en fait un instrument de réflexion et d’émancipation, l’œuvre faisant partie d’une démarche globale, minimaliste et forte de sens. Les matériaux utilisés sont souvent détournés, transposés dans le domaine de l’art. Et le geste évite toute forme d’académisme. L’Arte Povera revendique les échanges entre artistes au lieu d’un individualisme forcené, un art à partir de matériaux pauvres.
, 1969, Tirage photographique noir et blanc d’exposition, 48 × 67 cm Courtesy Lia Rumma» credit=»© Gino De Dominicis / Adagp, Paris, 2022″]
Sie müssen angemeldet sein um kommentieren zu können