C’est donc autour du soleil et de sa perception en art, de l’évolution de sa place dans la représentation, que tournent le temps et les œuvres ici présentées, en faisant du moment impressionniste un moment fort, un point de bascule. Nombre de peintres sont invités pour la circonstance, et non des moindres. Cette exploration du soleil dans les arts commence par l’Antiquité, au moment où, déifié, le soleil, symbole de puissance et de joie, mène le monde, passe en revue les siècles – en puisant, entre autres, dans des dessins rares, des peintures et des photographies provenant de l’Observatoire de Paris – jusqu’à nos jours.
L’Egypte, mais aussi la Grèce, Rome, font du soleil une divinité, l’élan vital de l’existence. Les peintures du Moyen Age et de la Renaissance lui accordent une autre place. Au moment où un Dieu unique apparaît dans la Bible, le soleil prend une importance relative. Sa représentation, dans les scènes de crucifixion, le cantonne à un visage dans un cercle lumineux, avec son pendant, la lune. Sauf que le soleil séduit par ce qu’il symbolise. Ainsi Louis XIV, le Roi Soleil, sensible aux thèmes mythologiques, fait orner ses appartements à Versailles du „Char d’Apollon“ et notamment du „Lever du Soleil“ de Charles de La Fosse. Louis XIV fonde également l’Observatoire astronomique de Paris, pour servir la recherche scientifique.
Sie müssen angemeldet sein um kommentieren zu können