Quand le réel devient trop désespérant, la fuite dans les littératures de l’imaginaire peut être plus qu’une consolation – elle peut devenir une manière oblique de rendre compte de la réalité, ce dont témoignent des romans comme „The Seven Moons of Maali Almeida“ ou encore „The Trees“. D’autres auteurs choisissent une confrontation plus directe – ainsi, „Le Mage du Kremlin“ se frotte à une Russie autocrate et assoiffée de pouvoir et de sang, „Von der schönen Erde“ aux ravages du néolibéralisme au sud du Luxembourg, „anéantir“ à la léthargie politique face au scandale des EHPAD et aux attentats terroristes et „Cocoaïans“ à l’exploitation occidentale des producteurs africains. Face à un monde qui court à sa perte, la littérature fut, en 2022, plus que jamais un moyen de penser et d’analyser le réel.
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