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FranceRésolument optimiste, Macron semble sous-estimer les obstacles qui l’attendent

France / Résolument optimiste, Macron semble sous-estimer les obstacles qui l’attendent
Emmanuel Macron se veut optimiste, mais son gouvernement n’arrive pas à décoller Photo: Ludovic Marin/AFP

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Rompant avec un long silence, Emmanuel Macron a finalement saisi l’occasion de la fête nationale, jeudi, pour s’expliquer devant les Français. Et cela au cœur d’une période où son échec législatif, sa longue hésitation sur la composition du gouvernement, ses silences, se conjuguaient pour illustrer une étrange vacance du pouvoir élyséen.

Qu’on se le dise: le président français est optimiste. Très optimiste, même; en tout cas, il se veut tel. Il n’est pas question pour lui de renoncer à ses projets politiques personnels, comme la réforme en profondeur du système des retraites, une grande „loi travail“, un plan de soutien d’État au niveau de vie des Français.

Ou encore un autre de restriction raisonnable, „responsable“, de la consommation d’énergie, pour faire face à la fois aux exigences de la lutte contre le réchauffement climatique et aux conséquences économiques et écologiques de la guerre en Ukraine. Et d’autre réformes encore, concernant l’École, l’Hôpital, le renforcement de l’effort d’équipement militaire, et l’on en passe …

„Il ne veut toujours pas admettre que la répartition des sièges à l’Assemblée nationale a profondément changé, et que plus rien ne peut se décider dans le secret des comités interministériels“, s’indignent plusieurs leaders de l’opposition, de l’extrême gauche mélenchoniste à l’extrême droite lepéniste, en passant par les Républicains. Le chef de l’Etat n’est-il d’ailleurs pas allé jusqu’à qualifier, jeudi à la télévision, de „coup de chaud nocturne“ la séance parlementaire lors de laquelle la conjonction des oppositions a permis à ces dernières de repousser au moins deux articles essentiels d’un nouveau projet de loi gouvernemental sur la gestion des conséquences du Covid?

„On va y arriver“

„On va y arriver“, aura répété M. Macron lors de son entretien télévisuel. Pourquoi pas, en effet? Mais c’est sur la méthode qu’il semble lui rester beaucoup de chemin à faire. Car il ne lui suffira pas de répéter, comme un mantra, qu’il faut „aboutir à des compromis responsables“ entre majorité (relative) et oppositions (divisées).

Il va lui falloir trouver les voies et moyens d’y parvenir, en établissant une procédure de travail avec le parlement qui permette à son gouvernement, en alternant concessions parfois douloureuses et avancées qui gagneront à rester discrètes, à faire aboutir des projets dans l’élaboration desquels les députés, et après eux les sénateurs, auront pleinement joué leur rôle, c’est-à-dire, pour l’essentiel, exercé leur esprit critique.

Le problème étant évidemment que son gouvernement va avoir constamment à faire, outre aux Républicains qui ne savent toujours pas trop où ils en sont, à deux blocs hostiles. L’un l’est radicalement et sur tout sujet: c’est celui de La France Insoumise, plus dominatrice que jamais sur les survivants socialistes, communistes et verts qui la suivent dans la hantise d’une dissolution éventuellement capable de ruiner leurs derniers espoirs. L’autre est celui du Rassemblement national, qui n’affecte de jouer le jeu républicain, voire modéré, et de faire patte de velours, qu’en attendant de pouvoir mieux griffer et mordre.

Réussir pour persévérer

Face à cette situation pour le moins complexe de politique intérieure, mais aussi à la tragédie ukrainienne et ce qu’elle révèle des menaces militaires pesant sur l’ensemble de l’Europe libre, en passant par la crise énergétique à laquelle elle n’est pas étrangère, et à l’inquiétante dérive climatique qui se confirme chaque été un peu plus désormais, le président Macron tient à rassurer les Français, à commencer peut-être par le premier d’entre-eux: lui-même.

Quitte à (tenter de) masquer sa propre faiblesse politique derrière la force du discours, en invoquant au besoin la possibilité – risquée pourtant, elle aussi: même de Gaulle l’a éprouvé – de recourir au référendum. Mais il ne peut ignorer qu’à l’orée, déjà un peu dépassée d’ailleurs, de son second quinquennat, de sérieuses difficultés l’attendent. Le lancement, à l’automne, de ces grandes réformes qui auraient déjà dû être des figures du premier: celle des retraites, qui semble la moins tenable, mais aussi du RSA (Revenu social d’activité), de l’Éducation nationale, de la Santé publique, y compris face à une inquiétante recrudescence du Covid, outre son plan d’économies d’énergie plus facile à décréter qu’à mettre en œuvre – tout cela a-t-il encore un avenir dans la configuration actuelle?

„Il n’est point nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer“, a dit Guillaume d’Orange. Macron doit certes entreprendre, et vite! Mais sur tous ces terrains si difficiles, il serait quand même temps pour lui de réussir, au moins un peu, pour persévérer.

jeff
16. Juli 2022 - 10.37

Wien ass dann wuel den nächsten den demissionéieren muss?? De Macron oder Scholz? Spannend bleift et emol